Le projet PNA « Damier »

Un projet de restauration

Le projet de restauration en faveur du Damier de la Succise est un projet de restauration écologique des habitats favorables au papillon du Damier de la Succise. D’une durée de 3 ans, ce projet est cofinancé entièrement par l’Agence de l’Eau Loire – Bretagne et les Fonds Verts. Il s’inscrit dans la démarche des Plans d’Actions Nationaux (PNA), de grands programmes d’actions visant à préserver des espèces protégées partout sur le territoire national.

Le projet Damier comporte deux grands objectifs :

  • En premier lieu, effectuer des travaux de restauration des habitats favorables au Damier (principalement des landes et des praires) via l’intervention de broyeurs afin de limiter l’enfrichement de ces milieux et donc leur renfermement.
  • Et en parallèle, créer des corridors écologiques par bûcheronnage pour permettre aux populations du papillon de se disperser et de coloniser de nouveaux territoires.

Réalisés par des prestataires ou par l’équipe de Langazel, les travaux entrepris suivent un cahier des charges complexe qui demande de jongler entre exigences écologiques de l’espèce et du milieu, disponibilité des prestataires, et possibilité physique d’intervenir sur le site qui n’est pas praticable toute l’année. À noter que ces travaux s’intègrent également aux directives de gestion du site naturel, définies dans le plan de gestion de l’Espace Nature Sensible.

Damier de la Succise, qui es-tu ?

Le Damier de la Succise, de son nom latin Euphydryas aurinia, est un papillon de jour relativement rare, typique des milieux humides ou tourbeux. Il est classé « Espèce en danger » sur la liste rouge des espèces bretonnes. Ses populations y connaissent une baisse notable, comme dans le reste du monde, en raison de la raréfaction de son milieu de vie.

C’est un papillon qui a la spécificité de former des nids de chenilles communautaires se développant uniquement sur les feuilles de la Succise des Prés, plante dont il tire son nom.

En favorisant ainsi la présence de la Succise par le maintien des landes et des prairies, on assure les chances de colonisation du papillon et donc le maintien de sa population.

Bientôt des résultats ?

Pour l’heure, les travaux de restauration se poursuivent. Une grande partie du travail de bûcheronnage et de broyage a d’ores et déjà été réalisée. Le projet entre maintenant dans sa dernière phase de chantiers après avoir pris un peu de retard en raison des conditions météorologiques des étés derniers.

Dans le même temps, les suivis scientifiques réalisés par l’association sur le Damier de la Succise continuent d’être menées en incluant au fur et à mesure les nouvelles parcelles restaurées.

L’efficacité de ce projet ne sera donc vraiment mesurable que dans les années à venir. L’association espère voir s’étendre les populations du papillon vers de nouveaux secteurs du site. La présence des nids du Damier sur ces nouvelles parcelles serait un bon indicateur de la réussite du projet.

On peut tout de même souligner que de nombreux autres animaux et végétaux, dont les exigences écologiques sont similaires à celles du Damier, profitent également de la restauration de leurs habitats. Cela inclut notamment certaines espèces déterminantes comme l’orchidée Dactylorhiza incarnata ou le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum).

Pour en apprendre plus sur les habitats de la zone humide, cliquez sur le lien ci-dessous !

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