Langazel candidate pour la plus belle prairie

Pendant près d’une heure, les membres du jury se sont penchés pour récolter, observer, évaluer la prairie.

Mardi dernier, le 29 mai, le jury était en visite sur une parcelle de l’Association pour le concours organisé dans la zone du parc d’Armorique, du syndicat de l’Elorn et celui du Trégor.

Les bottes étaient indispensables, mardi, dans la prairie humide, dite « prairie Abiven », inscrite au concours des prairies fleuries. Les membres du jury l’ont parcourue pendant près d’une heure pour observer, noter les noms des plantes, des insectes et autre indicateurs des propriétés de la parcelle. Spécialistes de la biodiversité, chercheurs, lauréats de l’année précédente, vétérinaire ou apiculteur, les membres du jury sont pour certains, de « véritables encyclopédies ».

Ils ont évalué la qualité diététique et aromatique des plantes fourragères, celle de l’eau, la portance du sol et autres critères de la grille nationale du concours pour établir des comparaisons avec les autres prétendants au titre.Vincent Le Viol de l’association de Langazel a présenté les caractéristiques de la parcelle de 4,5 ha et de l’exploitation. L’association, formée en 1979, est devenue gestionnaire de la zone qui s’agrandissait au fil du temps grâce à l’intervention du Département.

La parcelle concernée par le concours dans la catégorie « fauchage exclusif », a été fauchée tous les ans depuis son acquisition en 1998. Huit vaches Pie Noire, un taureau, cinq veaux et deux poneys composent le troupeau. Les vaches sont « nourries du foin produit sur l’exploitation, d’excellente qualité ». Une partie du foin est revendue, les bêtes également.

Équilibre agro-écologique

Le concours agricole des prairies fleuries récompense l’équilibre agro-écologique obtenu par les éleveurs dans les prairies. L’important est la cohérence entre les propriétés agricoles et écologiques de la parcelle et son usage agricole.

Le lauréat local sera désigné lors d’une manifestation agricole locale et le lauréat national recevra son prix lors du prochain salon de l’Agriculture à Paris.

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Les élèves découvrent Langazel avec leurs camarades landernéens

Les élèves de Trémaouezan et de Jules-Ferry de Landerneau se sont retrouvés le temps d’une journée à Langazel.

Soixante et un élèves de l’école primaire Jules-Ferry de Landerneau et de l’école communale de Trémaouézan, de grande section au CE2, ont participé, mardi, à une journée vélo. Encadrés par les équipes enseignantes des deux établissements scolaires et de nombreux parents, les élèves, répartis en six groupes, ont parcouru les chemins autour de la zone protégée Natura 2000 de Langazel.

Au cours de cette journée, ils ont pu profiter d’un atelier de découverte sur les petites bêtes des prés, de jeux sur le thème de la signalisation routière, en plus d’avoir participé à un run and bike et franchi un circuit de cross.

Baisse d’effectif à l’école

Un grand pique-nique a réuni tous les groupes de cyclistes. Les élèves de Trémaouézan étaient heureux de faire découvrir les alentours de leur école à leurs camarades de Landerneau. Ils seraient ravis d’accueillir de nouveaux copains à la rentrée prochaine pour partager pleins d’autres activités tout au long de l’année.

Les inscriptions sont toujours possibles, il suffit de prendre contact avec l’école pour venir visiter l’établissement. L’école de Trémaouézan observe une baisse d’effectif assez conséquente à la rentrée prochaine.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/tremaouezan/ecole-les-eleves-decouvrent-langazel-avec-leurs-camarades-landerneens-27-06-2018-12010510.php#0QIXLIiF5bWY4DB0.99

Une bulle d’araignée remonte à la surface 34 ans après

L’argyronète remonte chercher à la surface de quoi agrandir sa bulle, et prend ses aises quand elle a terminé.

À l’intérieur, une argyronète, la seule araignée qui vit dans l’eau. Cette belle découverte a été faite au coeur de l’espace naturel sensible de Langazel, labellisé Natura 2000.

L’association de Langazel, avec le Groupe d’étude des invertébrés armoricains (Gretia), a fait l’incroyable découverte d’observer plusieurs argyronètes (Argyroneta aquatica). Cette drôle de petite araignée est la seule de son groupe à passer toute sa vie sous l’eau.

Son système respiratoire est adapté pour le monde terrestre, mais cette petite maligne va former sa propre cloche de plongée pour aller sous l’eau. Pas de quoi être jalouse de nos plongeurs : elle peut y rester plusieurs heures d’affilée. Elle commence par tisser une toile en profondeur, au milieu des plantes, puis elle y loge plusieurs petites bulles en faisant des allers-retours afin de former une grosse cloche d’air dans laquelle l’araignée s’isole.

Un mystère

Toute sa vie se passera dans cette couche d’air : chasse, accouplement et ponte. L’argyronète a besoin de se réapprovisionner régulièrement en oxygène, à l’intérieur de la bulle. Elle effectue alors des voyages ponctuels à la surface pour renouveler l’air.

Cette araignée est recensée en deux endroits dans le Finistère (dans les tourbières de Langazel et aux landes tourbeuses du Venec à Brennilis). Cependant, à Langazel, la dernière observation datait de 1984. Mais, en raison d’un manque de précision à l’époque sur le lieu exact de la découverte, il était, depuis lors, impossible de la retrouver.

De nombreuses mares de la zone furent inspectées, en vain. Jusqu’à cette année, où la petite a montré le bout de ses pattes. 34 ans après ! La population d’argyronète n’a pas bougé de sa mare. Il est intéressant de constater qu’elle n’a pas colonisé les autres lieux similaires à proximité. Pourquoi cette mare et pas la voisine à cinq mètres de là ? Le mystère est entier à l’heure actuelle.

C’est grâce à une enquête de l’animateur de Langazel, réalisée auprès de bénévoles de la première heure, à l’aide du Gretia, et aussi à une chance exceptionnelle que la mare de l’argyronète a été retrouvée. Une preuve de l’importance de ces zones humides, lieu unique pour de tels spécimens, lieux à préserver et à protéger.

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L’association Langazel emploie deux salariés

Vincent Willefer président délégué et Roger le Saint Secrétaire

Entretien
L’association Langazel est déléguée par la communauté de communes de Landerneau-Daoulas pour animer les contrats Natura 2000 et assurer le suivi scientifique de la politique du territoire. Les 126 ha, dont une majeure partie est la propriété du Département, sont gérés à 75 % par Langazel (*), le reste par les agriculteurs. L’entretien courant, dont le chemin de randonnée (9 km), est effectué par le technicien accompagné par des bénévoles. L’accès aux deux-roues devrait être réduit car leurs passages trop fréquents occasionnent des nuisances (ornières). Un compteur indique une fréquentation en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Le troupeau, actuellement composé de huit vaches, d’un taureau et de quatre poneys, participe aussi à l’entretien.

Animation
En 2017, le site de Langazel a accueilli 931 personnes en formation. Trente-cinq animations ont été proposées dont 95 % s’adressaient aux scolaires. À travers la participation aux Tap à Trémaouezan, notamment. Parmi les visites du site internet, 20 % émanent de la région parisienne.

Bilan scientifique
Tous les domaines de la biologie sont concernés par de nombreuses études. On constate le maintien de la richesse d’espèces remarquables comme les papillons, les araignées, des mousses ou encore une bonne présence d’oiseaux nicheurs, à l’inverse de ce qui se passe au niveau national.

Deux salariés
Langazel emploie deux salariés, un animateur assisté d’un technicien à temps partiel. La situation financière de l’association est saine. Une situation qui ne permet, cependant, pas l’allongement des horaires de travail du technicien à temps complet, pour l’instant. L’activité des bénévoles, en particulier ceux du mardi, est estimé à environ 1 400 heures.

(*) La 40e assemblée générale de l’association de Langazel (plus ancienne tourbière de Bretagne) s’est déroulée, vendredi soir.

© https://www.ouest-france.fr/bretagne/tremaouezan-29800/l-association-langazel-emploie-deux-salaries-5695639 du 12/04/2018

Les champignons débusqués

Armand Le Viol a permis aux non initiés de découvrir les champignons de Langazel.

Dimanche, l’association de Langazel avec l’aide d’Armand Le Viol, professeur agrégé de sciences de la vie et de la terre à la retraite, ont organisé une sortie « champignons » au sein de l’espace protégé. Quatorze personnes s’étaient inscrites à cette balade dominicale.

Comestibles ou toxiques ?
La zone humide de Langazel présente des parties boisées limitées à quelques hectares et de nombreuses prairies. En automne, si les conditions météorologiques sont propices, de nombreuses espèces de champignons y prolifèrent. L’objectif de la sortie était de présenter les différentes espèces représentées, leurs caractéristiques morphologiques et écologiques, permettant ainsi de les déterminer et de savoir s’ils sont comestibles, sans caleur culinaire ou toxiques. L’association compte renouveler l’expérience le samedi 4 novembre, mais cette fois-ci au bois du Gars, à L’Hôpital-Camfrout.

Pratique
Contact au tél. 02.98.28.90.80 ou sur langazel@wanadoo.fr. Tarif : 8 € pour les non adhérents ; 4 € pour les adhérents (20 € l’adhésion annuelle).

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/tremaouezan/langazel-les-champignons-debusques-25-10-2017-11715546.php#vqOTE5Ilzc83IjCB.99

Première rentrée de Vincent Le Viol

Vincent Le Viol a pris ses fonctions, début mai, à l’association de Langazel.

Vincent Le Viol, 28 ans, titulaire d’un master en expertise et gestion de l’environnement littoral, est, depuis le 9 mai, le nouvel animateur et gestionnaire de l’association de Langazel. Il a succédé à Sandrine Alary, qui y a travaillé dix ans, et a choisi de nouvelles missions au sein du Département du Finistère. Après avoir occupé différents postes en Bretagne, en Guyane et en Corse, Vincent Le Viol souhaitait revenir dans la région brestoise. Au sein de l’association, il est chargé du secrétariat, du suivi scientifique, des visites et animations sur la zone humide de Langazel, classée Natura 2000. Les animations scolaires ont été nombreuses en mai et juin. Elles reprendront, en septembre et octobre, auprès des élèves des lycées Saint-François, à Lesneven, et du lycée de l’Iroise, à Brest. L’animateur ne cache pas que c’est la partie de son travail qu’il affectionne le plus et souhaite développer les animations vers d’autres collèges et lycées. L’association est également chargée de la préservation du site.

Pour cela, Vincent est épaulé par un second salarié, agent technique. Tous deux peuvent aussi compter sur une vingtaine de bénévoles qui constituent « la véritable force de l’association » et « permettent de faire perdurer le site ». Les bénévoles sont ainsi présents tous les mardis matin et, une fois par mois, la journée entière. L’association vit des financements du Conseil départemental et des fonds européens Natura 2000.

Travail sur l’actualisation du plan de gestion
Fondée en 1979 et basée à la Maison communale, l’association, présidée par Jean-Claude Perramant, travaille actuellement avec le conservatoire botanique et un bureau d’étude sur l’actualisation de son plan de gestion. Véritable feuille de route de l’association, ce plan permettrait, à terme, d’actualiser l’inventaire de la faune et la flore et d’en optimiser la gestion. La zone de 275 hectares est un lieu très prisé des randonneurs : l’écocompteur installé sur le site a dénombré pas moins de 4.500 passages cette année.

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/tremaouezan/langazel-premiere-rentree-de-vincent-le-viol-28-08-2017-11642340.php#haJkoEIvWU2FcHCU.99

Breizh Bocage. Des actions à venir

Le copil, composée d’lus, d’agriculteurs, de techniciens, se sont retrouvés vendredi à Kernilis

Pour la première fois, le Syndicat Mixte des Eaux du Bas-Léon (SMBL) porte le programme Breizh Bocage sur le bassin-versant de l’Aber Wrac’h. Une stratégie territoriale a été élaborée afin de définir les objectifs et les actions à entreprendre d’ici 2020. Chaque année, une campagne de travaux, talutage et plantation, aura lieu sur une longueur fixée à 10 km, 100 % financés par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, la Région, le Conseil départemental et le SMBL.

7.370 arbres et arbustes seront plantés
Afin de faire le point sur l’avancée du programme et les travaux, le comité de pilotage s’est réuni vendredi. Des chiffres ont notamment été annoncés : 7.370 arbres et arbustes seront plantés et 3,5 km de talus créés en 2017. Une diversité d’essences est proposée avec 23 espèces différentes, « cela favorisera notamment l’accueil d’auxiliaires de culture et limitera la prolifération de parasites », explique Yann Gouez, conseiller bocage au SMBL. Ces linéaires permettront de limiter l’érosion des sols provoquée par des ruissellements importants et de faciliter l’infiltration des eaux de pluie. Une impulsion, très prometteuse, est donnée sur le territoire puisque pour la seconde campagne, 5 km de travaux sont déjà prévus. D’autres actions sont également envisagées, comme un chantier de broyage sur des haies de cyprès vieillissantes afin de valoriser ce bois en paillage et une exposition sur les paysages bocagers, présentée lors d’une randonnée sur l’eau à Landéda le 8 octobre prochain. À noter qu’un concours photo sur le bocage de l’Aber Wrac’h est lancé.

Contact
Tél : 02.98.30.83.00 bocage.basleon@orange.fr
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Ménéham. Une expo grandeur nature

À la fois intérieure et extérieure, l’exposition Naturae est le fruit d’un partenariat étroit entre la mairie de Guissény, les équipes du site de Langazel et de la maison des dunes de Keremma.

Jusqu’à la fin du mois d’octobre, le village de Ménéham accueille l’exposition Naturae, dédiée aux trois espaces naturels protégés, estampillés Natura 2000, de la Côte des Légendes et des territoires voisins : la baie et les dunes de Guissény ; le marais de Langazel ; la baie de Goulven et les dunes de Keremma. « Né des directives » oiseaux « de 1979 et » Habitats faune flore « de 1992, le réseau Natura 2000 couvre 18 % du territoire européen et compte 26.000 sites », peut-on lire sur un des panneaux qu’accueille la maison de territoire du village. Ils expliquent le réseau et font un focus sur comment découvrir les trois sites locaux. À l’extérieur, d’autres panneaux, faits de toile microperforée et disséminés au hasard des allées, présentent quelques exemples des richesses naturelles de ces espaces sauvages et préservés : ici un animal, là une plante, un peu plus loin un paysage, ou juste une atmosphère. Une invitation à protéger et à partager !

Pratique
La maison de territoire, située au village de Ménéham est ouverte tous les jours (sauf le dimanche matin), de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/kerlouan/meneham-une-expo-grandeur-nature-18-06-2017-11560540.php#7C5efWAIMhdEtkJl.99