Une série des sorties « hors piste » à Langazel

Une partie du groupe emmené à la visite du site par l’animateur Vincent Le Viol, vendredi matin, sur la partie aménagée du parcours, au milieu de la plus ancienne tourbière de Bretagne

Vendredi 27 juillet, la première sortie « hors piste » guidée de l’été s’est tenue, sur le site de Langazel. L’occasion de quitter les sentiers pour se familiariser avec la faune et la flore.

De la découverte des petites bêtes à l’histoire des tourbières, en passant par le cours du veau, les thèmes abordés lors de la sortie « hors piste », à Langazel, ont été variés. Tout aussi variés que la biodiversité du site parcouru par le petit groupe de marcheurs et leur guide.

Vincent Le Viol, membre de l’association de Langazel, connaissantle site « par coeur », a concocté tout un parcours en dehors du sentier de randonnée, à l’occasion de ces visites estivales. Il souhaite ainsi permettre aux participants de découvrir la faune et la flore, mais aussi l’histoire du site né il y a 11 500 ans, lorsque la tourbière a commencé à se former.

Une zone à protéger

Au XXe siècle, 400 personnes ont travaillé à en extraire la tourbe, utilisée alors comme combustible. Les défenseurs de l’environnement s’en sont ensuite saisis. Après une lutte menée, dès 1974, pour empêcher l’installation d’une décharge, ils ont obtenu, en 1984, la signature du premier Arrêté de protection de biotope du Finistère.

L’association de Langazel y mène désormais une activité agricole d’élevage extensif pour entretenir la biodiversité et éviter que la forêt n’envahisse le site. On y rencontre notamment un petit troupeau de vaches pie noir et deux poneys. La petite exploitation agricole produit cinq à huit veaux par an, les femelles sont vendues pour diversifier les troupeaux, les mâles pour la viande. Le foin et la paille sont utilisés sur l’exploitation et l’excédent est vendu.

Sphaigne, bruyères et plantes carnivores

Deux salariés veillent sur le site et ses habitants, épaulés par une petite équipe de bénévoles, la tâche d’entretien étant considérable. La veille scientifique et l’animation représentent un autre volet des activités. « Nous n’organisons pas ça que pour le côté touristique, souligne Vincent Le Viol, mais également pour faire découvrir le site, encore trop méconnu, à la population locale. »

Le petit groupe a traversé des prairies, des zones boisées, des landes sèches, la lande humide hanter-kant, « cinquante » en breton. Un terme qui renvoie aux cinquante jours nécessaires auparavant pour faucher cette zone.

Sauterelles, criquets, grenouilles, hérons et nids de chenilles du papillon « damier », posés sur les feuilles de succise, ont été observés en chemin. Vincent Le Viol a également fait découvrir aux visiteurs la sphaigne de la Pylaie, différentes variétés de bruyères ou encore des droséras.

« Les gens sont toujours surpris de voir qu’en Bretagne, on peut aussi trouver des plantes carnivores ! On connaît bien nos côtes mais assez peu l’intérieur des terres où se trouvent pourtant des endroits préservés qui permettent de varier les plaisirs. »

 

Mercredis 8 et 22 août, prochaines sorties « hors pistes ». Rendez-vous à 9 h 15, devant l’école de Trémaouézan. Prévoir chaussures de marche et de quoi s’hydrater. 3 € par personne. Gratuit pour les enfants et les familles avec un adhérent. Inscription au 02 98 20 90 80 ou 06 33 08 21 49. Annulation en cas d’intempérie.

©https://www.ouest-france.fr/bretagne/tremaouezan-29800/tremaouezan-une-serie-des-sorties-hors-piste-langazel-5907088

Animations estivales à Langazel

Comme chaque année, l’association de Langazel organise des sorties estivales pour que le grand public sorte du chemin de randonnée et pénètre avec un animateur à l’intérieur du site. Durant cette visite de 2h30 – 3h, vous pourrez découvrir l’histoire du site, les activités de l’association et toute la biodiversité que les salariés et bénévoles tentent de préserver et valoriser.

Nous proposons plusieurs visites aux dates suivantes :

  • Vendredi 27 juillet
  • mercredi 08 aout
  • mercredi 22 aout

Ces visites auront lieu de matin à partir de 9h15. Le lieu de rendez vous sera devant l’école de Trémaouézan.

Le prix est fixé à 3 euros par personne (gratuit pour les enfants) et la visite est gratuite pour les familles avec un adhérant à l’association.

Pour information, l’adhésion annuelle est de 20 euros (66% déductibles des impôts). Elle peut être faite le jour de la visite.

L’inscription est obligatoire au préalable. Pour cela, vous pouvez nous joindre par courriel, téléphone, facebook. Le nombre de place est limité.

Prévoyez des chaussures de marche et de quoi vous hydrater.

L’association annulera la sortie en cas de fortes intempéries, veuillez joindre un numéro de téléphone lors de votre inscription.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tremaouezan-29800/des-visites-guidees-l-interieur-du-site-de-langazel-5898262

Animations. Les richesses naturelles du territoire

Auprès des scolaires ou d’autres groupes, Nicolas Loncle anime régulièrement des sorties nature à travers le marais.

Le troisième Mercredi de l’été, ce mercredi, est l‘occasion d’un focus sur les zones Natura 2000 du territoire. Un sujet abordé de diverses manières, dont la plus originale sera une projection actionnée à la force des… mollets.

À chaque mercredi son thème. Pour ce troisième Mercredi de l’été, la municipalité a décidé de faire un focus sur l’environnement. Trois zones Natura 2000 figurent sur le territoire : le marais du Curnic, à Guissény, la zone humide de Langazel et la baie de Goulven-Keremma. Dès 18 h, les chargés de missions Natura 2000 de Langazel et du Curnic, Vincent Le Viol et Nicolas Loncle, présenteront la faune et la flore de ces milieux protégés, comme l’araignée argryonète, qui a refait surface 34 ans après sa découverte dans la zone de Langazel, ou encore le liparis de loesel, une petite orchidée protégée au Curnic…

Ciné-vélo

Ces animations seront complétées par l’exposition Naturae, mise en place l’an passé à Ménéham et qui présente les trois zones Natura 2000. À partir de 21 h, le sport et la nature s’allient pour un moment convivial et de partage. Les spectateurs deviendront tour à tour acteurs, avec une séance de ciné-vélo. Le principe est simple : pédaler à allure régulière pour fournir l’énergie qui permettra de visionner un film.

C’est l’association Saint-Evarzec vélo animation et son président, Frédéric Herrio, qui mettent à disposition dix vélos. « Nous n’avons pas inventé cette machine, car son principe est en application dans les maisons autonomes. La différence est, qu’ici, la production d’électricité se fait à partir d’un élément mécanique : le pédalage des volontaires. Mais le souci, c’est que la production doit être égale à la consommation. Enfin, on utilise une petite batterie de stockage qui permet de faire fonctionner le vidéo-projecteur pendant les changements de cyclistes », explique le président. Le film choisi colle au thème, « Le peuple migrateur », de Jacques Perrin. En première partie, un court-métrage d’un cinéaste amateur lesnevien, François Guibert, récompensé en octobre dernier lors du Festival international nature de Namur, en Belgique, avec le prix du scénario pour « Carnet sauvage : le retour des limicoles ».

Pratique

Pour ravitailler les ciné-cyclistes, « La Charlotte aux crêpes » sera de la partie. Animation et exposition de 18 h à 21 h, sur le parvis de l’Atelier ; ciné-vélo à partir de 21 h, salle François-Dilasser, à l’Atelier, au 7, rue Jeanne-d’Arc. Gratuit.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/lesneven/animations-les-richesses-naturelles-du-territoire-24-07-2018-12035606.php#ABglGPQiCvQ5A17u.99

Journée d’action pour les mammifères

Afin de suivre la démarche du Groupe Mammalogique Breton de promouvoir des journées d’actions pour les mammifères, l’association de Langazel a décidé d’organiser le 15 septembre un atelier  » création de nichoir à chauves-souris « .

En effet, ces populations sont souvent dévalorisées alors que leur rôle au sein des écosystèmes est primordial. Pour cela, nous vous invitons à nous rejoindre devant l’église de Trémaouézan à 14h. Nous irons au hangar de notre ferme afin de construire ces fameux abris qui pourront être mis au sein des tourbières de Langazel.

Si vous le souhaitez vous pouvez venir avec vos petits outils (scie à main, marteau, clous, …) mais l’association aura de quoi en prêter. Nous nous occupons de fournir les plans et le bois.

Nous vous invitons à vous inscrire à préalable par courriel, téléphone ou facebook. Attention, le nombre de place est limité.

Langazel candidate pour la plus belle prairie

Pendant près d’une heure, les membres du jury se sont penchés pour récolter, observer, évaluer la prairie.

Mardi dernier, le 29 mai, le jury était en visite sur une parcelle de l’Association pour le concours organisé dans la zone du parc d’Armorique, du syndicat de l’Elorn et celui du Trégor.

Les bottes étaient indispensables, mardi, dans la prairie humide, dite « prairie Abiven », inscrite au concours des prairies fleuries. Les membres du jury l’ont parcourue pendant près d’une heure pour observer, noter les noms des plantes, des insectes et autre indicateurs des propriétés de la parcelle. Spécialistes de la biodiversité, chercheurs, lauréats de l’année précédente, vétérinaire ou apiculteur, les membres du jury sont pour certains, de « véritables encyclopédies ».

Ils ont évalué la qualité diététique et aromatique des plantes fourragères, celle de l’eau, la portance du sol et autres critères de la grille nationale du concours pour établir des comparaisons avec les autres prétendants au titre.Vincent Le Viol de l’association de Langazel a présenté les caractéristiques de la parcelle de 4,5 ha et de l’exploitation. L’association, formée en 1979, est devenue gestionnaire de la zone qui s’agrandissait au fil du temps grâce à l’intervention du Département.

La parcelle concernée par le concours dans la catégorie « fauchage exclusif », a été fauchée tous les ans depuis son acquisition en 1998. Huit vaches Pie Noire, un taureau, cinq veaux et deux poneys composent le troupeau. Les vaches sont « nourries du foin produit sur l’exploitation, d’excellente qualité ». Une partie du foin est revendue, les bêtes également.

Équilibre agro-écologique

Le concours agricole des prairies fleuries récompense l’équilibre agro-écologique obtenu par les éleveurs dans les prairies. L’important est la cohérence entre les propriétés agricoles et écologiques de la parcelle et son usage agricole.

Le lauréat local sera désigné lors d’une manifestation agricole locale et le lauréat national recevra son prix lors du prochain salon de l’Agriculture à Paris.

© https://www.ouest-france.fr/bretagne/tremaouezan-29800/tremaouezan-langazel-candidate-pour-la-plus-belle-prairie-5797715

Les élèves découvrent Langazel avec leurs camarades landernéens

Les élèves de Trémaouezan et de Jules-Ferry de Landerneau se sont retrouvés le temps d’une journée à Langazel.

Soixante et un élèves de l’école primaire Jules-Ferry de Landerneau et de l’école communale de Trémaouézan, de grande section au CE2, ont participé, mardi, à une journée vélo. Encadrés par les équipes enseignantes des deux établissements scolaires et de nombreux parents, les élèves, répartis en six groupes, ont parcouru les chemins autour de la zone protégée Natura 2000 de Langazel.

Au cours de cette journée, ils ont pu profiter d’un atelier de découverte sur les petites bêtes des prés, de jeux sur le thème de la signalisation routière, en plus d’avoir participé à un run and bike et franchi un circuit de cross.

Baisse d’effectif à l’école

Un grand pique-nique a réuni tous les groupes de cyclistes. Les élèves de Trémaouézan étaient heureux de faire découvrir les alentours de leur école à leurs camarades de Landerneau. Ils seraient ravis d’accueillir de nouveaux copains à la rentrée prochaine pour partager pleins d’autres activités tout au long de l’année.

Les inscriptions sont toujours possibles, il suffit de prendre contact avec l’école pour venir visiter l’établissement. L’école de Trémaouézan observe une baisse d’effectif assez conséquente à la rentrée prochaine.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/tremaouezan/ecole-les-eleves-decouvrent-langazel-avec-leurs-camarades-landerneens-27-06-2018-12010510.php#0QIXLIiF5bWY4DB0.99

Une bulle d’araignée remonte à la surface 34 ans après

L’argyronète remonte chercher à la surface de quoi agrandir sa bulle, et prend ses aises quand elle a terminé.

À l’intérieur, une argyronète, la seule araignée qui vit dans l’eau. Cette belle découverte a été faite au coeur de l’espace naturel sensible de Langazel, labellisé Natura 2000.

L’association de Langazel, avec le Groupe d’étude des invertébrés armoricains (Gretia), a fait l’incroyable découverte d’observer plusieurs argyronètes (Argyroneta aquatica). Cette drôle de petite araignée est la seule de son groupe à passer toute sa vie sous l’eau.

Son système respiratoire est adapté pour le monde terrestre, mais cette petite maligne va former sa propre cloche de plongée pour aller sous l’eau. Pas de quoi être jalouse de nos plongeurs : elle peut y rester plusieurs heures d’affilée. Elle commence par tisser une toile en profondeur, au milieu des plantes, puis elle y loge plusieurs petites bulles en faisant des allers-retours afin de former une grosse cloche d’air dans laquelle l’araignée s’isole.

Un mystère

Toute sa vie se passera dans cette couche d’air : chasse, accouplement et ponte. L’argyronète a besoin de se réapprovisionner régulièrement en oxygène, à l’intérieur de la bulle. Elle effectue alors des voyages ponctuels à la surface pour renouveler l’air.

Cette araignée est recensée en deux endroits dans le Finistère (dans les tourbières de Langazel et aux landes tourbeuses du Venec à Brennilis). Cependant, à Langazel, la dernière observation datait de 1984. Mais, en raison d’un manque de précision à l’époque sur le lieu exact de la découverte, il était, depuis lors, impossible de la retrouver.

De nombreuses mares de la zone furent inspectées, en vain. Jusqu’à cette année, où la petite a montré le bout de ses pattes. 34 ans après ! La population d’argyronète n’a pas bougé de sa mare. Il est intéressant de constater qu’elle n’a pas colonisé les autres lieux similaires à proximité. Pourquoi cette mare et pas la voisine à cinq mètres de là ? Le mystère est entier à l’heure actuelle.

C’est grâce à une enquête de l’animateur de Langazel, réalisée auprès de bénévoles de la première heure, à l’aide du Gretia, et aussi à une chance exceptionnelle que la mare de l’argyronète a été retrouvée. Une preuve de l’importance de ces zones humides, lieu unique pour de tels spécimens, lieux à préserver et à protéger.

© https://www.ouest-france.fr/bretagne/tremaouezan-29800/tremaouezan-une-bulle-remonte-la-surface-34-ans-apres-5736814