Visites estivales au cœur de la plus ancienne tourbière de Bretagne

Observation d’un triton adulte lors d’une animation.

Située entre Landerneau et Lesneven, venez découvrir la plus vieille tourbière de Bretagne. Entre son histoire vieille de plus de 11500 ans et la richesse exceptionnelle de sa faune et de sa flore, vous parcourrez un sentier vers une partie méconnue de la Bretagne qui n’attend qu’à être découvert ! Durant cette visite, vous pourrez connaitre l’histoire du site, les activités de l’association et toute la biodiversité que les salariés et bénévoles tentent de préserver et valoriser.

Chez nous, la faune et la flore sont libres dans la nature, chaque sortie ne promettent pas de rencontre extraordinaire avec les espèces souhaités (plante carnivore, orchidée, triton, chevreuil, …ect) mais avec un peu de chance, on peut en avoir plein les yeux.

Sur réservation.

  • Dates : les 15 et 24 juillet ainsi que les 05 et 26 août 2020
  • Horaires : 09:30 – 12:00
  • Entrée : Payant
  • Tarifs : +12 ans : 4 € / 4 à 12 ans : 2 € / – de 6 ans : gratuit / Gratuit pour les familles avec un adhérent.
  • Prévoir chaussures de marche.
  • Annulation en cas d’intempérie.
  • INSCRIPTION OBLIGATOIRE (nombre de personnes, nom et n° de téléphone en cas d’annulation)
  • 02 98 20 90 80 / 06 33 08 21 49
  • langazel@wanadoo.fr
  • Rdv au parking de l’école municipale
    29800 Trémaouézan

Un nouveau souffle pour l’association de Langazel

Les administrateurs de l’association de Langazel : (de gauche à droite)
Agnès Lericolais, Jean Claude Le Borgne, Alain Peleau, Vincent Willefert, Jean Marc Rioualen, Vincent Donval, Yvette Gourmelon, William Loire, Daniel Gueguen, Roger Le Saint et Antoine Le Saint.

Ce vendredi 19 juin, l’association de langazel a procédé à son assemblée générale. Après avoir décalé la date dû au confinement, une trentaine de personne se sont retrouvés pour écouter Vincent Willefert, le Président et Vincent Le Viol, le salarié gestionnaire. Cette réunion est importante pour la vie de la structure car elle permet de valider le bilan annuel de l’année, le bilan financier et l’élection des administrateurs.

Une association qui se base sur ses acquis et qui s’étends

Les troupeaux de l’association évoluent avec l’achat de nouvelles vaches Bretonnes pies noirs et l’acquisition de deux juments de Camargues pour mieux adaptés la gestion pastorale des landes et des prairies fleuries. L’année 2019 fût riche en gros chantiers financés par le Conseil Départemental du Finistère qui est propriétaire de 75% des terrains de l’espace protégé.

L’animation est en hausse avec notamment des partenariats avec les structures locales Ti ar vro et Tourisme Côte des légendes qui ont proposé plusieurs balades sur le site. En outre, l’association a fêté ses 40 ans le 14 septembre 2019 avec plus de 250 personnes qui ont participées à l’événement. La communication est, elle aussi en bonne progression avec notamment une vidéo et un article sur le magazine Penn ar bed livré dans toutes les boites aux lettres finistériennes.

Des prestations sur la zone Natura 2000 des tourbières de Langazel et sur d’autres sites du territoire de la communauté de commune avec de l’éco-pâturage et du girobroyage permettent d’avoir un bilan financier positif pour l’année 2019. De bonne augure car l’année 2020 risque d’être compliqué comme pour la majorité des structures nationales.

Un nouveau souffle pour le conseil d’administration

Après le décès tragique à la fin de l’année de Jean Claude Perramant, Président depuis 2004, c’est Vincent Willefert, Président délégué à ce moment qui avait repris les rênes par intérim. Ce dernier a été élu vendredi soir pour prendre la suite de cette fonction.  Pour l’élection des administrateurs, l’association a annoncé deux départs avec Albert Siohan et Christian Ullois après de nombreuses années d’implications. Cependant, quatre adhérents de l’association ont décidé de s’engager dans la gestion associative. Ainsi, Vincent Donval, Antoine Le Saint, Jean Marc Rioualen et Yvette Gourmelon se sont engagés pour faire avancer cette structure déjà riche de 41 années d’expériences dans la protection de l’environnement et qui a encore de beaux jours devant elle.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tremaouezan-29800/tremaouezan-un-nouveau-souffle-pour-l-association-de-langazel-6883649
https://www.letelegramme.fr/finistere/tremaouezan/un-nouveau-souffle-pour-l-association-de-langazel-24-06-2020-12571451.php

Les poneys de Langazel en éco-pâturage à Milin-Névez

Les poneys Bruyère et Caramel sont de retour en éco-pâturage, au vallon de Milin-Névez.
Les poneys Bruyère et Caramel sont de retour en éco-pâturage, au vallon de Milin-Névez.

Depuis mardi, les deux poneys Bruyère et Caramel, prêtés à la commune par l’association de Langazel, sont revenus en éco-pâturage, au vallon de Milin-Névez. Ils vont entretenir les prairies pendant toute la belle saison. Plus silencieux que la tondeuse, économiques et favorisant la biodiversité, les poneys s’accommodent des zones difficilement accessibles par les engins. Ils contribuent ainsi à l’entretien naturel des surfaces et font le bonheur des promeneurs et des enfants, qui n’hésitent pas à venir leur tenir compagnie un petit moment. C’est ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable !

©https://www.letelegramme.fr/finistere/plouedern/les-poneys-de-langazel-en-eco-paturage-a-milin-nevez-10-06-2020-12564006.php

Langazel renoue avec l’humain

La plupart des randonneurs respectent les consignes en restant sur les chemins balisés. Mais les passages de vélo, de chevaux, ou pire ainsi que les chiens s’aventurant dans les terriers, peuvent déséquilibrer le fragile milieu humide de Langazel.

Préservée pendant le confinement, la zone humide de Langazel voit revenir les amoureux du lieu et de la nature. Le retour aussi de comportements qui fragilisent son équilibre.

La zone humide de Langazel, à Trémaouézan, n’a pas fondamentalement changé d’allure pendant les deux mois de répit offerts par le confinement des bipèdes. Pas de nouvelles espèces végétales ou animales détectées (à ce jour), pas de nature s’épanouissant soudainement dans une luxuriance renforcée par le break d’expansion anthropocène et la chute des pollutions induites. C’est toute l’année que ce site, géré avec soin et pugnacité par l’association de Langazel, entretient la riche biodiversité d’un milieu de tourbière ceinturé par les terres agricoles.

Comme des vacances

« C’est un endroit préservé, classé Natura 2000 », confirme Vincent Le Viol. « Mais il y a quand même des chemins de randonnée et de la chasse. Leurs interruptions ont pu jouer favorablement. J’ai pu observer des perdrix. Le confinement, c’est comme des vacances pour la biodiversité », compare l’animateur nature de l’asso.

Vincent Le Viol devant le petit troupeau de pie noire de Langazel qui paît dans les prairies fleuries : « Bien pensée, l’agriculture est une force pour l’environnement », soutient...
Vincent Le Viol devant le petit troupeau de pie noire de Langazel qui paît dans les prairies fleuries : « Bien pensée, l’agriculture est une force pour l’environnement », soutient l’animateur nature.

Fin de la récré

Depuis le 11 mai, fin de la récré. Les 9 km de chemins ont rouvert leurs charmes aux marcheurs que la crise sanitaire avait tenus éloignés durant de longues semaines. Vincent Le Viol ne leur en veut pas. D’autant moins que la déambulation humaine dans l’écrin de Langazel reste l’un des outils pédagogiques les plus performants pour sensibiliser à l’environnement.

Vincent Le Viol devant le petit troupeau de pie noire de Langazel qui paît dans les prairies fleuries : « Bien pensée, l’agriculture est une force pour l’environnement », soutient l’animateur nature.

À pied : oui ; à vélo : non

« Tant que les randonneurs restent sur le sentier, ça passe, c’est fait pour ça. Mais nous voyons encore des cyclistes alors que la pratique du vélo est interdite sur trois-quarts du parcours. Des cavaliers aussi, voire pire parfois. Le problème, c’est que ces passages créent des ornières dans des sols gorgés d’eau. Cela crée des mares et rend, par endroits, le sentier impraticable aux piétons », explique l’animateur. Le marcheur doit alors rebrousser chemin ou il emprunte ceux de traverse, cette dernière option n’étant naturellement pas recommandée.

Garder son chien sur le bon chemin

Autre comportement qui hérisse le poil : « Les chiens non tenus en laisse qui vont mettre leur nez dans les fossés, les terriers, les mares et ainsi provoquer des pertes d’habitat pour les espèces sauvages. L’engoulevent d’Europe, qui nidifie au sol, a disparu de la zone à force de subir ce stress. Les chiens agissent naturellement, ce sont des prédateurs. Il appartient à leurs maîtres de les garder sur le chemin ». Aux côtés des hommes, qui peuvent admirer ce réjouissant site dans le respect d’une toute nouvelle norme apparue récemment : la distanciation physique.

En complément Changement durable?? « Essayons d’y croire »

La cote d’amour envers la nature ayant grimpé en flèche chez les hommes durant leur captivité, ce type de comportements inconscients ou égoïstes – « un faible pourcentage » -, soulignés dans l’article ci-dessus, vont-ils devenir espèce en voie de disparition ? Vincent Le Viol se montre prudent : « J’ai beaucoup entendu parler de personnes qui, confinées chez elles, ont pris le temps d’observer la nature, de voir des oiseaux, de trouver tout ça agréable. Ce virus, lié à la déforestation pour l’élevage, a aussi provoqué une réflexion sur nos modes de consommation. Il aurait pu être évité si nous vivions différemment. Ce qui ne signifie pas moins bien. Les circuits courts ont bien marché pendant le confinement. Ça fait vivre nos commerces de proximité. Est-ce que cela peut durer ? Comme je travaille dans le milieu de l’environnement, ce que je constate régulièrement m’amène à un naturel pessimiste. Mais il faut essayer d’y croire quand même. Espérons un changement de mentalités ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/langazel-renoue-avec-l-humain-01-06-2020-12559842.php

Décès de Jean-Claude Perramant, président de l’association Langazel

Jean-Claude Perramant, actuel président de l’association de Langazel.

Un investissement de tous les instants. Voilà ce qu’il ressort des derniers souvenirs, des pensées recueillies auprès de bénévoles qui ont travaillé avec Jean-Claude Perramant, décédé vendredi 18 octobre, après un accident vasculaire cérébral provoqué quelques jours plus tôt, alors qu’il travaillait à Paris.

C’est en 1982 que Jean-Claude Perramant arrive à Trémaouézan. Il a alors la vingtaine et vient d’acquérir une maison dans la commune, voisine de la tourbière de Langazel. « Il s’est tout de suite investi » dans l’association Langazel, relève Vincent Le Viol, gestionnaire de cette association se battant depuis longtemps pour préserver la zone naturelle du même nom. Il en deviendra président en 2004, après être passé par tous les postes.

« Un patron chouette »

Jean-Claude Perramant était également investi aux côtés des salariés, en tant que délégué syndical CFDT de l’entreprise Orexad, dont les collègues ont noté dans une publication Facebook sa « bienveillance (qui) n’enlevait rien à sa pugnacité » ; auprès de ses concitoyens, en tant que conseiller municipal à la mairie de Trémaouézan ; sans parler des autres associations auxquelles il apportait son aide.

« Il travaillait sans compter, le côté administratif, financier, bénévole… », ajoute Vincent Le Viol. « Il fauchait même les prairies l’été, ce qui prend bien une semaine à chaque fois. » Le président de l’association avait « bon fond », était « à l’écoute… » Un « patron chouette », qui malgré la maladie poursuivait son investissement personnel. « Partout. »

Les obsèques de Jean-Claude Perramant devraient se tenir jeudi 24 octobre, à 10 h 15, à Landerneau.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/tremaouezan-29800/tremaouezan-deces-de-jean-claude-perramant-president-de-l-association-langazel-6575653

Une vraie réussite pour les quarante ans de Langazel

Stand du syndicat de bassin de l’Elorn
A la découverte des papillons de nuit de Langazel

Plus 250 personnes sont venues assister à la journée organisée pour les quarante ans de Langazel. Une vraie réussite pour l’association, qui n’avait pas fait de festivité depuis dix ans.

De nombreux partenaires étaient présents lors de cet événement, afin de sensibiliser le plus de gens sur des thématiques environnementales. Avec les jeux en bois bretons en plus, les personnes restaient relativement longtemps sur place.

Les trois balades, dont la nocturne ont remporté un franc succès. L’association envisage de réitérer l’événement pour les 45 ans avec quelques nouveautés.